Le passeport Nansen et la naturalisation française

Créé en 1922 par la Société des Nations, le passeport Nansen a permis à 450 000 réfugiés apatrides — Russes blancs, Arméniens, Assyriens — de circuler en Europe et d'obtenir la nationalité française par décret.

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Origine du passeport Nansen

Après la révolution russe de 1917 et la chute de la République d'Arménie en 1920, des centaines de milliers de réfugiés se retrouvent apatrides. La Société des Nations confie à Fridtjof Nansen, explorateur norvégien et premier Haut Commissaire pour les réfugiés, la création d'un certificat d'identité international. Il sera reconnu par 52 États dont la France.

Qui en a bénéficié ?

  • 1922 — Russes blancs ayant fui le régime bolchévique
  • 1924 — Arméniens rescapés du génocide de 1915
  • 1928 — Assyro-Chaldéens, Syriens, Turcs
  • 1933 — Réfugiés sarrois et allemands

Du passeport Nansen à la naturalisation

La France a été le premier pays d'accueil des réfugiés Nansen en Europe (~150 000 personnes). Après cinq à dix ans de résidence, la plupart obtiennent un décret de naturalisation française entre 1928 et 1955. Ces décrets sont indexés sur Décréta.